Sarah Roubato

finale

pisteuse de paroles, écouteuse à temps plein, chercheuse en trans-écritures

A tempo rubato : terme musical italien signifiant « temps dérobés ». Indication musicale qui libère l’interprète des contraintes de la partition et encourage l’expressivité personnelle

livre sarah Elle s’habille à l’armée du salut mais elle a un Borsalino sur la tête, et un gilet multicolore qu’elle a trouvé dans la vieille armoire d’une auberge dans la forêt vosgienne.

Elle a l’accent changeant, tantôt parisien, tantôt québécois, tantôt du sud.

Elle préfère serrer les mains que donner des coups de joue. Ne vous offusquez donc pas si elle ne vous fait pas la bise. Prendre la main de quelqu’un dans la sienne, elle trouve ça magnifique.

Elle a une chaussure exprès pour la conduite, alors quand vous la verrez sortir de sa voiture, ne vous étonnez pas de lui voir un pied rouge et un pied vert.

 

Il semble que j’ai toujours pris le tournant. En pleine préparation au concours d’une grande école, départ soudain pour le Québec, pour étudier autrement. Puis je fais remplacer des cours universitaires par du terrain : treize séjours chez les Berbères du Haut Atlas marocain.

Colloques, groupes de recherche, mémoires et travaux…  puis bifurcation hors du milieu académique une fois ma maîtrise en poche. Une seule urgence : écrire. Écrire pour les gens ordinaires, écrire sur ce qui ne se dit pas, sur ce qui ne semble pas avoir d’importance. Prendre le pouls d’une société. Chercher des piges, proposer des reportages… mais la presse est en pleine crise, il faut avoir ses entrées… Restent les blogs sur les sites des grands journaux. Solitude de l’écran, aucun contact humain, lien avec les lecteurs limité au nombre de « like ». Bifurcation à nouveau, pour créer mon propre site. Et puis un certain 24 novembre, une lettre…trois jours après, 1 million et demi de lecteurs… mais toujours la barque à mener seule.

Persuadée que c’est dans l’analyse de notre quotidien que l’on peut comprendre notre société, nous responsabiliser et la changer, j’étudie notre rapport intime au monde qui nous entoure. J’analyse les grandes questions de société par la lorgnette du quotidien, du petit, de l’infime. Je m’intéresse particulièrement aux représentations que nous nous faisons du monde, aux jeunes, à la place du spectacle vivant dans nos sociétés, à l’influence des nouvelles technologies sur nos rapports sociaux, au multiculturalisme, et à l’éducation. J’allie écriture et spectacle en proposant des soirées de lecture-performance participatives que les lecteurs organisent, dans lesquelles je raconte, chante, joue du piano et de la guitare.

Et bien sûr, l’essentiel : j’écris. Des manuscrits qui doivent être quelque part entre une pile de manuscrits et une autre pile de manuscrits chez des éditeurs. Des récits qui explorent la forme courte, la scène par laquelle des personnages apparaissent dans leur fébrilité, fugaces, de passage, saisis dans leur fulgurance.

Sur ce site vous trouverez :

L’extraordinaire au quotidien : portraits sonores de gens rencontrés au coin de la rue qui cultivent l’extraordinaire au quotidien

Des scènes au quotidien, chronique pour saisir derrière les petites scènes de notre quotidien la société que nous faisons.

Dans la loge de l’artiste , entretiens avec des artistes, loin du ton promotionnel, libre et intime.

De la scène au quotidien, chronique pour voir comment un artiste nous ramène à notre vie intime et pour voir l’arrière-scène de ces métiers

Je suis toujours à la recherche de collaborations avec des journaux, magazines, sites, revues et radios francophones ou anglophones, et d’illustrateurs. N’hésitez pas à m’écrire !

Sarah Roubato