Un homme qui vient

Regarde bien petit regarde bien

Hier sur les places

Aujourd’hui aux ronds points

Des villes aux patelins

Y’a un homme qui vient

Que je ne connais pas

Regarde bien petit regarde bien

 

Est-ce un crieur fluo

Un gamin sans grammaire

Un rêveur écolo

Un pelleteur de chimères

Un jardinier boiteux

La semence dans le poing

Qui cherche son jardin

Est-ce l’aube qui vient me dire

Que demain n’attendra plus longtemps

Ou n’est-ce que la « grogne »

D’un « troupeau » en colère

Qui un samedi d’automne

A crié sa misère

 

Regarde bien…

 

Ce n’est pas un rêveur

Ses cernes sont trop creusées

S’il est consommateur

C’est qu’il est consommé

Ce n’est pas un gamin

Son rêve est trop ancien

Pour être périmé

Ce n’est pas un parti

Tenu par des experts

Shootés à l’ambition

La politique demain

C’est chaque citoyen

Qui saura la faire

S’il s’en donne les moyens

 

Regarde bien…

Oui c’est un homme debout

C’est un homme qui espère

Vivre encore sur la terre

Sans la tuer chaque jour

Ne plus être les rouages

De la machine qui prie

La croissance infinie

Pour finir avant l’âge

À compter sa tirelire

Et les miettes de soi

À chaque fin de mois

Allons faites place

Faites place et grand bruit

Car il est décrété

Le temps de l’utopie

 

Regarde bien…

Regarde bien

Tu n’auras pas à choisir

Entre la terre et ton frigo

Parce que demain

Tu seras la terre

Et tu seras l’eau

Tu seras

De l’insecte à l’éléphant

Du local au continent

Le lobby du vivant

Le lobby du vivant…

Paroles : Sarah Roubato

Musique : Black Mountains

inspirée de « Regarde bien petit » de Jacques Brel

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