Sarah Roubato

geste de ma vie : pister les changements possibles dans nos sociétés
participer à la création de nouveaux récits pour dire le monde où nous vivons
matière utilisée : les mots écrits, mis en scène, chantés et enregistrés
métiers pratiqués : écrivain, anthropologue et auteur compositeur interprète
mise en oeuvre : développer des formes où l’art de la parole, le débat, l’éducation et l’information se rejoignent.

De la France à l’Amérique

Sarah Roubato n’a jamais hésité à prendre les tournants. Formée à l’École internationale Jeannine Manuel, elle grandit dans une grande diversité culturelle et une éducation expérimentale, baignée dans l’anglais l’espagnol et le japonais. Elle intègre le lycée Henri IV en hypokhâgne mais refuse d’aller en khâgne. Départ pour le Canada à la recherche d’une éducation transdisciplinaire qu’elle poursuivra à l’École des Hautes Études en Sciences Sociale de Paris.

À la recherche d’une littérature incarnée, elle étudie l’anthropologie et se rend treize fois au Maroc pour vivre avec les Berbères du Haut Atlas, dont elle apprend la langue et enregistre environ mille trésors d’oralité. Parallèlement à ses recherches elle monte au Québec des spectacles mêlant chanson et théâtre, en s’accompagnant au piano et à la guitare. Dans ces créations elle interroge toujours la possibilité du changement : Puissances endormies (2016), Quai des Possibles (2018), D’une rive à l’autre (2019), J’ai l’espoir qui boite (2022).

Écrire

Sur son blog elle cherche comment les scènes apparemment anodines de notre quotidien questionnent les grands enjeux de nos sociétés et de note temps. Elle pose sur l’actualité un regard transversal (anthropologique) qui permette de sortir des schémas binaires. Elle interroge entre autres notre rapport aux autres, au vivant, l’influence des nouvelles technologies sur nos rapports, les relations intergénérationnelles. Elle défend la diversité dans tous les aspects de nos vie.

À l’été 2015, elle écrit dans un cahier des lettres adressées à destinataires qui ne peuvent pas répondre. En novembre, une semaine après les attentats du Bataclan, elle écrit sur le blog de Mediapart « Lettre à ma génération : pourquoi je n’irai pas qu’en terrasse ». En trois jours, ce billet posté sur un groupe Facebook est lu par 1.5 millions de personnes, devenant l’article le plus lu de l’histoire du journal. Le recueil Lettres à ma génération (ed Michel Lafon) est son premier livre publié. Elle publie ensuite Trouve le verbe de ta vie (ed La Nage de l’Ourse) 30 ans dans une heure (ed Publie.net) et Chère époque (ed Parole), le livre sonore Trouve le verbe de ta vie et autres lettres. Chroniques de terrasse, Quelque chose tombe et ce n’est pas la nuit et Quelque part entre nulle part et adieu, sont trois récits encore inédits.

 

À la rencontre des autres

Adepte de l’oralité, Sarah Roubato crée des oeuvres sonores à partir de ses rencontres. Les semeurs du changement, est une série de portraits musicaux de personnes qui réinventent leur métier et une autre manière de vivre. À l’opposé du rythme médiatique, Sarah prend le temps de s’immerger dans leur quotidien, de creuser une relation de confiance pour faire émerger une parole authentique loin des interviews. Elle combine la méthode anthropologique de terrain par immersion et l’observation participante à la création artistique, pour créer un récit musical. En 2018, elle est invitée par Michel Onfray à donner à l’Université Populaire de Caen un séminaire à partir de ces rencontres, Anthropologie des semeurs du changement. Elle réalise par la suite les podcasts Dans la loge de l’artiste et Y’en a pas un sur cent, un podcast sur les artistes en temps de covid.

Consciente qu’il nous faut réinventer de nouveaux modes de diffusion, Sarah Roubato lance alors les veillées, rencontres organisées par les lecteurs, où la proposition artistique – spectacle, lecture ou écoute de portraits sonores – est le prétexte d’une rencontre citoyenne. Il s’en est  donné plus de 300 chez les habitants, dans des fournils de boulanger, des caveaux de vignerons, des fermes et bien d’autres lieux.

Elle collabore à plusieurs médias parmi lesquels MrMondialisation et le média expérimental le J-Terre. Pendant le premier confinement en mars 2020, elle crée le média Lettres d’une génération, qui donne la parole aux 15/25 ans pour qu’ils expriment le monde qu’ils vivent et celui auquel ils aspirent.

Sur ce site vous trouverez :

Des textes à lire sous forme de chroniques : 

Des podcasts : 

Des vidéos de textes sonores, chansons et extraits de spectacles

Les événements que je propose pour qu’on se rencontre !

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