Tournée d’automne… merci

Ce furent

20 veillées en 3 semaines.

20 petits miracles, 20 rencontres exceptionnelles.

Qui se passèrent dans

Des maisons de toutes tailles et de tous styles, une salle des fête, une guinguette, un caveau, une maison d’hôte, une école de naturopathie, un bar, une salle d’exposition, une école, une salle de yoga, un café associatif, des restaurants, des cabanes de pêcheur, un écovillage dans le parc d’un château. J’ai visité un site préhistorique, des tiny house, les volcans, des réserves naturelles de montagnes et d’eau, des campagnes et des villes.

Il y eut

Des retrouvailles avec d’anciens passeurs, des rencontres avec les nouveaux, des moments privilégiés avec certains qui étaient tout simplement là et partagèrent une longue discussion autour d’une table, en rangeant, au coin d’un bar, une promenade ou un repas.

Les passeurs furent

médecin, radiologue, cuisinier, thérapeute, artiste peintre, jardinière, ouvrier, enseignante, accompagnante de méditation,institutrice, vigneron, cuisinière, technicien, photographe, explorateur, kinésithérapeute, retraités très actifs.

 

J’ai appris de ceux qui oeuvrent à construire, là où ils sont, d’autres possibles. Leurs envies, leurs difficultés, leurs frustrations, leurs bonheurs, leurs audaces.

 

Merci à

Une passeuse toujours fidèle et sa magnifique famille qui me prêtèrent leur piano, à une  jeune femme audacieuse qui osa organiser son propre baptême pour sa famille choisie, à un courageux cuisinier qui s’affaire de partout pour faire vivre sa guinguette, au papa d’une merveille de petite fille, et notre conversation nocturne jusqu’à cinq heures du matin.

À cette route du Cantal qui fut si belle que je la refis le lendemain aller retour, à la biche et son faon surpris au milieu d’une clairière improbable fendant la forêt, au magnifique renard qui traversa la route et fut assez curieux pour s’arrêter et me regarder, à une institutrice à la retraite qui m’indiqua la fromagerie d’une de ces anciennes élèves qui fabrique du Saint Nectaire, au patron d’une petite épicerie qui me parla de sa région où « les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir la misère ».

À une femme qui m’hébergea au pied du Puy de Pariou, aux randonneurs incapables de se taire. À une passeuse qui me fit venir dans son école de naturopathie pour un cinéma sonore sur tables de massage. Aux triplettes d’une ville pleine d’ébullition qui inspirèrent je ne sais quel miracle d’harmonie. À notre picnic sous des arbres centenaires, au petit mot de bienvenue sur la table en formica.

Au hasard qui amena une étudiante marocaine et son amie japonaise, et nous nous sommes conquises mutuellement. À une jeune fille qui me dessina dans le noir, sur une scène au vieux parquet dont la trappe devait renfermer le fantôme d’un souffleur. À une fillette de 9 ans ébahie d’être la seule à pouvoir aider « l’artiste » à charger sa voiture, en lui expliquant comment on joue du clavecin et ce qu’on fait en karaté.

À une femme dans le public qui m’hébergea spontanément, à une passeuse qui me permit de rencontrer le même soir en Suisse un artiste du silence et des artistes congolais, à une thérapeute qui réussit à réunir adolescents et parents pour se parler autrement.

À la bonté sur deux pattes aux cheveux blancs, ses courgettes aigre doux, ses crêpes le matin, sa voix douce et ses yeux humides devant la chanson des cheveux des femmes. À une séance de chanson à deux voix improvisée sur la table de la cuisine de celle qui m’ouvrit sa maison avant de partir en transhumance. À la franchise impitoyable et généreuse de celle qui tressait son osier.

À l’enseignante qui se bat dans le petit espace de liberté qu’est sa salle de classe, pour offrir aux élèves autre chose, à l’enseignant rencontré en salle des profs qui vint le soir écouter des portraits en salle de yoga. À celle que je retrouvais de Albi à Annecy et qui diffusa sans moi un portrait, reprenant le flambeau.

À la tasse de chocolat chaud qui réconforta en parlant des dédales de la communication par internet. À la presque engueulade par téléphone qui finit en longue et chaleureuse discussion après la soirée. Aux interventions gratuitement provocatrices de ceux qui ne voulaient qu’entendre leur conviction. Aux vignerons qui me permirent de revenir pour enregistrer. À la chaîne savoyarde de passeuses pionnières et de passeuses nouvelles.

À un îlot de résistance au milieu de la ville, un passeur dominical qui s’est obstiné pour attirer ses voisins, à une passeuse qui répondit présente à la dernière minute, à une protectrice de la faune sauvage qui me fit retrouver mes propres mots.

À la promenade automnale dans un paradis montagnard, au silence et à la parole offertes. Aux enfants turbulents.

Aux empanadas divins d’une restauratrice exceptionnelle, et cette soirée d’une magie insoupçonnée alors que j’étais épuisée. À la conversation « after » au comptoir avec son amie peintre venue donner un coup de main. À un homme qui me récita un poète oublié, qui mourait d’envie de venir voir le spectacle mais devait rentrer chez lui, à 5km, rejoindre sa femme qui voulait regarder Envoyé Spécial.

À un coucher de soleil en Camargue et l’odeur du sel dans l’air, à une espagnole qui me fit retrouver mon castellano tout un après-midi au milieu des oiseaux de la réserve naturelle.

À une passeuse vivant dans le parc d’un château, à notre conversation improvisée avec le guide d’un site préhistorique qui nous y fit rentrer gratuitement. À un déjeuner (pour elle) et petit déjeuner(pour moi) avec son amie aux voix et aux accents multiples. À notre moquerie de James Bond le soir.

À deux passeurs qui furent les premiers à répondre présents, croisés dans un aéroport au retour de Pologne, et dont les sièges étaient bien sûr juste à côté du mien, qui m’offrirent cinq jours de silence et de solitude.

Merci pour

Les tisanes réconfortantes, les soupes automnales, les promenades dans vos écrins de nature, les craquages de dos, les petits mots doux, les conversations après les veillées.

La ponctualité non légendaire des Suisses qui fait du BIEN !

Et pour…

Les noix, les pots de confiture, miel, compotes maison… qui viennent s’ajouter à ceux de ma précédente tournée. Cela fait 31 pots. Pour la prochaine, on va miser sur le salé !

Un merci tout spécial à

Celui dont les enseignements m’accompagnent et continuent de me nourrir depuis que je suis partie du Québec, qui m’a fait confiance, poussée, remise en question, fait grandir : Philippe Noireaut, un immense auteur compositeur interprète pianiste, une immense âme tout simplement, qui me fait l’honneur d’avoir accepté que je chante sa chanson Time à la fin du spectacle, l’une des plus belles que j’ai jamais entendues.

Leila Thiriet, dessin à l’aveugle

 

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